LA CLASSE SUFFREN

Le Suffren (D602) et le Duquesne (D603) étaient d'abord classés comme croiseurs légers avant de devenir des destroyers de la classe Suffren. Armés de missiles guidés, leur fonction est en fait de fournir une protection à la fois antiaérienne et anti-sous-marine aux porte-avions de la classe Clemenceau. Les responsables militaires avaient d'abord prévu de faire construire trois navires qui auraient dû être suivis par d'autres; mais deux seulement entrèrent en service. Ce sont les premiers bâtiments français destinés à accueillir des missiles mer-air; trois paires de stabilisateurs gyroscopiques non escamotables leur permettent de s'acquitter parfaitement de cette tâche. Ils sont aisément reconnaissables, grâce à un grand mack central et à leur radôme DRBI 23, installé à l'avant et qui n'équipe que ces deux vaisseaux. Vers le milieu des années 70, ceux-ci subirent des modifications visant à installer de nouvelles armes et à transformer le système de défense de façon à ce qu'il ne tire que le missile Masurca Mk2 modèle 3, à guidage radar semiactif.

En 1975, le Suffren et le Duquesne furent affectés en Méditerranée, où ils se trouvent toujours, afin de servir d'escorte aux porte-avions. Le Malafon sert de missile ASM : c'est un planeur commandé à distance de 1 500 kg, d'une portée de 13 km, lancé à l'aide d'une double catapulte. Il emporte une torpille L4 de 533 mm et de 540 kg à guidage acoustique actif et passif, qui file à 30 noeuds et a une portée de 5,500 km. De surcroît les deux bâtiments sont dotés de tubes lance-torpilles d'autodéfense.

CARACTERISTIQUES

DEPLACEMENT

standard, 3 830 t, pleine charge, 4 170t.

DIMENSIONS

longueur, 139 m; largeur, 14 m; tirant d'eau 5,70 m.

PERFOMANCES

vitesse 30 noeuds

ARMEMENT

8 rampes Exocet. 1 rampe octuple Crotale. 1 canon de 100 mm. 2 canons de 20 mm et 2 tubes lance-torpilles de 533 mm.

APPAREILS

2 turbines à gaz Olympus Rolls Royce développant 52 000 ch et 2 diesel développant 10 400 chacun à 2 hélices.