MISSILE ANTICHAR SS.11

Conçu initialement par Nord-Aviation, l'Aérospatiale SS.11 vit le jour en 1953 sous la désignation Type 5210 et entra en service avec l'armée française en 1956. Lancé ordinairement à partir du sol ou d'un véhicule, le SS.11 peut égale-ment être mis en oeuvre depuis un hélicoptère ou un navire. Il s'agit d'un engin à guidage manuel optique, l'opérateur disposant d'un viseur télescopique pour acquérir l'objectif. Dès que le missile, une fois lancé, entre dans son champ de visée, l'opérateur l'aligne sur sa ligne de mire au moyen d'un levier de commande et de fils, puis le guide sur l'objectif en visant les fusées lumineuses fixées sur sa queue. Une variante du SS.11 équipée d'un système de tir transistorisé, le SS.11B1, fut produite à par-tir de 1962. Cette arme peut être dotée de toute une gamme d'ogives, dont le Type 140AC (antichar), le Type 140AP02 (antipersonnel et perforante, à action retardée) et le Type 140AP59 (antipersonnel à fragmentation). La production du SS.11 cessa au début des années quatre-vingt, après que quelque 179 000 exemplaires de ses unités eurent été construites pour plus de 20 pays.


Un dérivé du SS.11 doté d'un système de guidage semi-automatique, le Harpoon, fut produit pour le compte des armées française et Ouest-Allemande à partir de 1967.

Dimensions considérables mais canons médiocres

Le missile français et ses différentes variantes ont été mis en oeuvre durant plus de 30 ans à travers de nombreux conflits. Ils furent utilisés par l'armée britannique à partir d'hélicoptère Scout contre des positions argentines lors de la guerre des Malouines en 1982.

T35 pendant une parade sur la place rouge. Malgré sa taille, il n'était pas adapté aux combats de l'époque.

CARACTERISTIQUES

PROPULSION

Propergol solide

PORTEE

De 500 à 3 000m.