LA BATAILLE DE NAVARIN - 1827

Cette bataille fait partie de l'histoire grecque. Les puissances de l'époque, d'Europe, ont eu un rôle prépondérant dans cette bataille.

En 1825, le rapport des forces bascule, car la Turquie, appelé empire ottoman, prends appui sur l'Egypte. Les Grecs ont de plus en plus de mal à s'opposer aux Turcs. Mais un allié de choix et de poids va les aider : l'Europe. En effet, l'opinion publique du vieux continent réagit en faveur des grecs et ce, depuis le massacre de Chio. Cette opinion fait pression sur les différents gouvernements pour une intervention armée en faveur de la Grèce.

Le 1er pas fut franchit par le Tsar Nicolas II, qui proposa de secourir les Grecs, en fait, la vraie raison du souverain russe était non pas l'aide envers les Grecs mais plutôt la possibilité d'obtenir un accès pour la Russie en mer Méditerranée. Aussitôt la France et l'Angleterre réagissent, surtout ne pas laisser s'installer le projet russe. Elles demandent à s'associer à la Russie pour aider les Grecs, là-aussi, but caché, car en fait, c'est pour surveiller et contrôler le Tsar. On adressa donc un ultimatum aux deux parties, les Grecs l'acceptèrent de suite, il va de soit, tandis que la Turquie ne répondait pas. Pour elle, c'est une affaire interne dont les états extérieurs n'ont pas à se mêler.
Les 3 alliés, Russie, France et Angleterre décidèrent d'envoyer une flotte commandée par l'amiral anglais Codrington, assisté par des contres amiraux français et russes. Cette flotte est impressionnante, pas moins de 27 navires, dont 10 grands vaisseaux et 10 frégates. Le commandement allié a envoyé aux Turcs un message leur interdisant tout mouvement et toutes expédition contre les Grecs. Pour se faire, ils décidèrent de bloquer la flotte Ottomane dans la baie de Navarin. En effet, les Turcs avaient regroupé la majorité de leur flotte dans cette endroit.

Les Turcs possèdaient à cet endroit, environ 60 bâtiments avec 17 frégates, ils étaient installés dans une position où ils pouvaient tous tirer en même temps, ce qui leur donnaient une immense puissance de feu. Ils formaient une triple lignes que l'on peut comparer à un croissant. Les Turcs et les Egyptiens attendaient de pieds fermes les alliés. Ces derniers décidèrent de s'attaquer à la première ligne mais ne voulant pas être l'agresseur, les ordres furent donnés pour qu'aucune attaque n'ait lieu. Ne pas attaquer, ne riposter qu'en cas de défense. Le 20 octobre, la flotte alliée entra dans la baie de Navarin, puis une frégate anglaise, Le Darmouth, envoya des canots pour pousser 2 brûlots, des coups de feu partirent et touchèrent les marins anglais, 2 soldats tombèrent, ils sont les premiers tués de cette longue journée.

En effet, Le navire anglais tira pour dégager ses canots, un bateau turc répliqua tuant encore des marins, mais français cette fois-ci. C'est alors que le contre-Amiral français, Rogny, ordonna à son tour à sa ligne de bâtiments de tirer. Le combat total venait de s'engager. Pendant plus de 4 heures, on ne pouvait voir que de la fumée, ce qui n'était qu'à l'origine une manœuvre pour impressionner les Turcs et Egyptiens se terminait par une véritable bataille rangée de navires.
Les Turcs et Egyptiens perdirent plus de 3000 hommes, tous les bâtiments turcs coulèrent, se sabordèrent ou étaient la proie des flammes, un seul se rendit. Les pertes alliés était d'environ 180 morts et de 500 blessés. Les équipages alliés étaient entraînés, disciplinés, c'est l'une des raisons de ce carnage. De plus, les bâtiments modernes des alliés écrasaient les navires Turcs ou Egyptiens, ceux-ci avaient des canons démodés et de portée plus courte.

Mais ceci n'avait rien réglé pour ainsi dire, la France envoya un corps d'armée de 12 000 hommes pour faire reculer les Egyptiens, ce n'est qu'en 1830 que la Grèce pût enfin respirer. Cette bataille qui n'a pas changé fondamentalement le cours de l'histoire, ni même transformée les tactiques militaires a quand même un certain intérêt, c'est l'une des dernières batailles de l'histoire maritime livrée par des marines en bois.